L’économie algérienne ne va pas beaucoup se développer en 2024 selon la Banque Africaine de Développement

La Banque africaine de développement (BAD), la principale institution financière multinationale de développement, établie dans le but de contribuer au développement et au progrès social des États africains, n’est pas très optimiste concernant les horizons de l’économie algérienne en Algérie. Preuve en est, dans ses prévisions sur les perspectives. Economiques du continent africain en 2024, la BAD prévoit un taux de croissance pour l’Algérie qui va se ralentir à 2,1 % en 2024. C’est tout ce que l’Algérie pourrait réaliser et ce même si « les cours du pétrole brut devraient rester élevés », prévient la BAD qui met en cause « la capacité d’augmentation de la production de l’Algérie » qui pourrait » être limitée à court terme ». La BAD a identifié également d’autres raisons qui expliquent l’incapacité de l’Algérie à se redresser. Il s’agit de l’absence de politique explicite de diversification économique ainsi que des contraintes pesant sur la capacité d’augmentation de la production de gaz naturel à court terme. Par ailleurs, la BAD prévient les Algériennes et Algériens contre les méfaits de l’inflation, à savoir la cherté de la vie, qui devra se prolonger en Algérie pour l’année 2024. « La tendance à la hausse de l’inflation pourrait s’atténuer en 2023 malgré des taux d’inflation élevés de 7,7 % en 2023 et 6,7 % en 2024. Les contraintes d’approvisionnement en céréales au niveau mondial devraient maintenir une pression sur les prix alimentaires et la politique monétaire devrait rester expansionniste dans le contexte de financement monétaire du déficit budgétaire », souligne enfin la BAD dans son analyse dédiée à l’Algérie en mettant en garde contre « la forte dépendance de l’économie algérienne à l’égard du secteur des hydrocarbures constitue un risque pour les perspectives économiques à moyen terme ».

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