L’Algérie doit dépenser au moins 22 milliards USD pour faire face aux conséquences du changement climatique.

Pour répondre de manière adéquate aux changements climatiques, les besoins de financement de l’Algérie sont estimés en moyenne à 22 milliards USD sur la période 2020–2030, ce qui représente environ 2 280 millions USD par an, a révélé récemment la Banque Africaine de Développement dans sa série de prévisions pour les perspectives économiques de 2023 et 2024. Dans son rapport, la Banque africaine de développement, la plus importante institution financière multinationale de développement, établie dans le but de contribuer au développement et au progrès social des États africains, il est clairement expliqué que l’Algérie doit augmenter sa part de financement privé qui reste faible dans la transition énergétique et la croissance verte. « Alors que les rendements des investissements sont à long terme, le secteur privé est contraint par des difficultés d’accès aux ressources longues et par un climat des affaires peu attractif pour la mobilisation des investissements directs étrangers », analyse la BAD à ce sujet.

La BAD a salué la mise en place du Fonds national pour la maîtrise de l’énergie et pour les énergies renouvelables et de la cogénération par le gouvernement algérien. Cet organisme a pour mission d’inciter l’investissement privé à travers l’octroi de compensations (en raison des surcoûts de la production d’électricité à partir de sources d’énergies renouvelables et de systèmes de cogénération). « Ces initiatives sont d’autant plus nécessaires que le stock de capital naturel de l’Algérie est important. Le pays est abondamment doté en énergies renouvelables (solaire, éolienne, géothermique), en énergie fossile (pétrole et gaz) et en ressources minérales (fer, hélium, uranium) », se réjouit la BAD qui conclut son rapport sur les conséquences du changement climatique sur l’Algérie en mettant en garde les dirigeants algériens contre le danger de lla disponibilité insuffisante de l’eau douce, de la menace de sécheresse et du risque d’épuisement de ses ressources énergétiques à moyen terme.

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